Ruth Hochuli a commencé à mettre en place le secrétariat de l’ASEM il y a treize ans. 

« Que sont devenues les fleurs.»

Niklaus Rüegg, 30.12.2013

Les débuts à l’ASEM se sont faits dans une atmosphère plutôt froide et stressante, mais après quelques jours, l’ambiance s’est détendue. Retour sur treize années de travail passionnantes de Ruth Hochuli à l’ASEM.

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Ruth Hochuli a toujours attaché beaucoup d’importance à un travail autonome et enrichissant.

Niklaus Rüegg – Le 1er octobre 2000, en pénétrant pour la première fois dans le bureau de l’ASEM – à l’époque un vaste loft au plafond élevé situé dans une ancienne fabrique à Liestal – la nouvelle secrétaire générale fut un peu décontenancée. L’accueil était assez réservé, et il n’y avait pas de fleurs. L’inquiétude se faisait du reste ressentir des deux côtés. Ruth Hochuli avait été engagée avec pour mission de mettre en place un secrétariat doté d’une administration complète, et cette situation semblait aussi stresser les anciens collaborateurs. Mais après quelques jours, l’ambiance s’est détendue. Un grand congrès de l’ASEM devait se dérouler à Interlaken. A son arrivée la veille de la manifestation, Ruth Hochuli constata que rien n’avait été organisé. Elle retroussa ses manches, prit le commandement et passa une nuit de travail avec deux collègues du comité. Le congrès était sauvé. Quatre jours après être entrée en fonction, Ruth Hochuli avait passé son baptême du feu à l’ASEM.

Un travail autonome
Originaire de Reitnau (Argovie), Ruth Hochuli a suivi l’école de commerce à Brugg, puis travaillé un an et demi dans une assurance à Genève. En 1970, âgée de vingt ans, elle est engagée par une entreprise d’emballages pharmaceutiques à Bâle qui s’apprête à être créée. Malgré son peu d’expérience professionnelle, elle saisit cette chance de pouvoir collaborer dès le début à la mise en place d’une société. Pour mieux assumer ce poste à responsabilité, elle suit pendant deux ans une formation en cours d’emploi à l’école de direction commerciale. A trente ans, elle reçoit la procuration et grimpe ensuite les échelons jusqu’au poste de directrice adjointe.
En 2000, l’entreprise est vendue et restructurée. Sentant le vent tourner, Ruth Hochuli se met à la recherche d’un nouvel emploi. Elle découvre une petite annonce de l’ASEM dans la Basler Zeitung, présente sa candidature et est engagée.
Après trente ans de carrière professionnelle, elle ne souhaitait plus travailler dans une grande entreprise. En outre, elle a toujours attaché beaucoup d’importance à un travail autonome et enrichissant, et c’est l’une des raisons qui l’a décidée à s’engager à l’ASEM. En tant que personne intéressée à la culture et à la musique, l’éducation musicale des enfants et des jeunes lui paraissait utile. D’autre part, la possibilité de travailler de manière autonome lui convenait parfaitement.

Renouvellement de l’association
Jusqu’en 2000, le travail était accompli par le président de l’ASEM (Hans Brupbacher à l’époque) et le comité. Les demandes de renseignements des écoles étaient directement adressées au comité. Il s’agissait à présent d’établir un secrétariat disposant de compétences propres. D’autre part, il était question, dans les premières années du deuxième millénaire, de créer des sites internet pour les écoles de musique. Ruth Hochuli fut donc chargée de préparer différentes offres, mais dans un premier temps, les écoles ne manifestèrent qu’un intérêt limité. Un autre projet qui était déjà envisagé avant son entrée en fonction touchait aux structures de l’association. A une relativement courte majorité, les écoles (qui étaient alors directement affiliées à l’ASEM) se prononcèrent en faveur d’une structure faîtière. En collaboration avec Hector Herzig, nouveau président depuis 2006, la secrétaire générale accompagna pendant plusieurs années l’organisation du processus de transformation de l’affiliation directe en une structure faîtière, en passant par la phase transitoire des délégués cantonaux.
Dans son propre bureau, elle a pu remplacer la comptabilité Excel sommaire par un logiciel comptable professionnel. Depuis lors, les factures manuscrites et les écritures comptables manuelles appartiennent au passé. Comptabilité financière et salariale, gestion des adresses, site internet, newsletter, manifestations: désormais, tout est optimisé au sein d’un réseau électronique.

Positionnement
Une fois la restructuration achevée avec succès, il s’est posé la question du profil de l’association: « L’ASEM doit penser à demain et à après-demain, concevoir des projets, de bonnes offres et rédiger des documents tournés vers l’avenir. Et elle doit sans cesse expliquer ce qu’elle fait », souligne Ruth Hochuli. Elle constate par ailleurs que la structure d’association faîtière conduit à un certain isolement. Il faut donc veiller à rester en contact avec la base, et toujours s’efforcer de développer des offres indispensables.
Ruth Hochuli devient songeuse lorsqu’elle évoque des difficultés et problèmes rencontrés. Ainsi, le Festival européen des jeunes musiciens de 2002 a été selon elle un fiasco qui a coûté beaucoup de nerfs et d’argent à l’ASEM. La collaboration avec les associations cantonales s’améliore continuellement, mais Ruth Hochuli aimerait que celles-ci jouent encore mieux leur rôle de charnière entre les écoles et l’ASEM. Elle juge incompréhensibles et contreproductives les rivalités existantes entre certaines associations. Elle estime par ailleurs que la gestion du personnel des écoles de musique est coupablement négligée. Dans ce domaine, les directeurs d’école auraient beaucoup à apprendre de l’économie privée.
Si dans l’ensemble la situation de la formation musicale en Suisse lui paraît bonne par rapport à d’autres pays, elle trouve que les conditions de travail pourraient être améliorées. Les professeurs diplômés d’une haute école doivent pouvoir vivre de leur travail.

En fait, on a le sentiment que Ruth Hochuli est là depuis toujours. Pourtant cela ne fait « que » treize ans qu’elle travaille à l’ASEM, et voilà qu’arrive déjà l’heure de la « retraite bien méritée »: « A la retraite, on ne fait rien qu’on ne faisait pas déjà auparavant, mais on peut le faire de façon plus sérieuse et plus approfondie ». Parallèlement à son engagement au comité de l’Association d’aide aux victimes des deux Bâle, elle pourra s’adonner plus intensivement à ses activités dans le domaine de la culture, du théâtre, des langues et des voyages.

Traduction: André Carruzzo
 

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