Les besoins des écoles de musique en matière de développement 

Les écoles de musique sont aussi des organisations

Niklaus Rüegg, 29.11.2016

Développement, processus de changements et adaptations aux nouvelles conditions sont des facteurs nécessaires à la survie de toute association. Patrik Hitz démontre que cette règle vaut également pour les écoles de musique.

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« Les écoles de musique devraient saisir la chance d’être reconnues comme faisant partie intégrante de l’éducation. »

Les besoins des écoles de musique en matière de développement

Niklaus Rüegg – Une école de musique est-elle une organisation qui a besoin d’évoluer, ou peut-on se contenter d’y enseigner comme il y a 50 ans? Oui, une école de musique doit se transformer, s’adapter continuellement aux nouvelles données pédagogiques, sociales et politiques. Ce constat n’est pas vraiment révolutionnaire, mais il n’y a pas si longtemps qu’il est entré dans la conscience collective des écoles de musique.
Dans son travail de master en gestion d’institutions musicales à la HEA de Berne, Patrik Hitz s’est basé sur des écoles de musique en tant qu’organisations à but non lucratif situées dans le contexte élargi de l’école obligatoire. Ce faisant, il s’est efforcé de tenir compte des conditions particulières de l’environnement professionnel des professeurs de musique. Directeur d’une école de musique de taille moyenne dans le canton de Zurich, il a saisi l’occasion de l’introduction du système de gestion de la qualité quarte I pour engager des processus de changement et ouvrir de nouvelles pistes de développement. La conclusion de son travail est claire : « Aujourd’hui, le développement organisationnel des écoles de musique est devenu indispensable. »

Monsieur Hitz, quels changements a-t-on observé ce dernières années au niveau des facteurs d’influence, des exigences et des attentes dans le contexte des écoles de musique?
L’offre de loisirs pour les élèves est beaucoup plus importante qu’il y a 20 ans. En outre, la pratique de la musique à la maison se fait de plus en plus rare, les enseignants de l’école primaire peuvent obtenir leur diplôme sans avoir besoin de jouer d’un instrument. Tout cela fait qu’il n’est malheureusement pas rare de rencontrer des enfants de huit ans ne connaissant pas des chansons traditionnelles comme « Fuchs du hast die Gans gestohlen ».
D’un autre côté, pour de nombreux parents et enfants, l’idée de suivre un enseignement individuel hebdomadaire à heures fixes est dépassée. Ce qui pose de grands défis aux écoles de musique.

L’enseignement musical facultatif et subventionné est-il soumis à une pression croissante quant à sa justification?
Cela ne fait aucun doute. A commencer par la question des raisons pour lesquelles l’enseignement instrumental, contrairement au domaine du sport, est dispensé par des professeurs diplômés et non par des amateurs, et pourquoi il ne se déroule pas en groupes.

Vous avez décidé d’introduire un système de gestion de la qualité. Quelles considérations vous ont amené à opter pour quarte I?
Le critère déterminant a été la possibilité d’adapter assez facilement quarte au fonctionnement de notre école de musique. J’étais à la recherche d’un système de gestion de la qualité qui touche le moins possible les professeurs dans leur activité fondamentale, à savoir l’enseignement. C’est pourquoi quarte a été très bien accueilli.

Quels changements sont intervenus depuis l’introduction de quarte en 2014 et quelles évolutions prévoyez-vous à l’avenir?
De nombreux processus qui n’étaient pas clairement réglementés jusque-là ont été fixés par écrit ; depuis lors, les procédures ne dépendent plus autant de certaines personnes et sont devenues plus claires pour tous les acteurs. Cette transparence est appréciée. On peut citer comme exemples les descriptifs de postes, ou encore la planification et le contrôle des objectifs annuels.

A l’avenir, où voyez-vous la place des écoles de musique : dans le domaine de la formation facultative complémentaire à l’école, ou dans celui de l’offre de loisirs?
Les écoles de musique devraient saisir la chance d’être reconnues comme faisant partie intégrante de l’éducation. Mais pour y parvenir, elles doivent intensifier leur coopération avec l’école primaire.

Pouvez-vous nous convaincre en trois phrases que le développement organisationnel des écoles de musique est une nécessité absolue à l’époque actuelle ?
Si les écoles de musique veulent pouvoir relever les défis d’un environnement en profonde mutation, elles doivent réexaminer les anciens processus et le cas échéant apporter les changements nécessaires. Cette réorientation offre la possibilité d’améliorer le degré de satisfaction de tous les acteurs impliqués dans le processus d’enseignement, à savoir les élèves, les parents et les enseignants. Faute de quoi elles risquent de se voir de plus en plus supplantées par YouTube et les offres de prestataires privés.

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