L'édition papier de la RMS ne doit pas disparaître 
Les voix s'élèvent pour la RMS

Les voix s'élèvent pour la RMS

RMS, 01.10.2014

Les différents articles de notre numéro d'octobre qui annonçaient la fin probable et prochaine de la Revue Musicale Suisse ont suscité de nombreuses remarques de la part de nos lecteurs et lectrices. Les voici chronologiquement, les plus récentes en premier.

 Vous trouverez les réactions des lecteurs et lectrices germanophones ici.

28 octobre

Rédaction. Lors d’une séance du comité accompagné de quelques présidents et présidentes d’associations membres de la RMS, un plan concret permettant de sauver l’édition papier de la Revue Musicale Suisse a été présenté. Tout espoir n’est donc pas perdu. La décision finale sera prise lors de l’Assemblée extraordinaire des délégués fixée au 28 novembre prochain.

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Photo: RMS

27 octobre

La Revue Musicale Suisse fait partie de notre patrimoine et j’espère que vous trouverez le moyen de la sauver. C’est un outil fédérateur, parfait reflet de l’esprit de cohésion national malgré les différences linguistiques, et ce serait une grande perte si elle venait à disparaître.
Manuela Canabal, mcm, Genève

21 octobre

C’est avec consternation que j’ai pris connaissance de la décision d’arrêter l’impression de la Revue à la fin de l’année 2014.
Pour le département Ra&D de la Haute Ecole de Musique Vaud Valais Fribourg, la RMS constitue un lien unique et irremplaçable entre les projets de recherche et de développement réalisés au sein de l’institution et un large public de musiciens amateurs et professionnels de toute la Suisse.
Ainsi, en 2014 pour ne prendre qu’un exemple, nous avons pu informer sur « onstage », une base de données développée avec le RISM qui met à disposition des chercheurs et des musiciens des programmes de concert, de conférences, de cours, d’examens et de palmarès, ainsi que sur AMENHOTEP, une recherche interdisciplinaire visant à l’élaboration, l’implantation et l’évaluation d’un dispositif musical dans les chambres de soins intensifs en psychiatrie.
J’espère beaucoup qu’une solution sera trouvée et que la version papier du journal (dont la visibilité et l’impact ne seront jamais remplacés par une plateforme en ligne) pourra être maintenue !
Angelika Güsewell (Responsable de la recheche HEMU), Lausanne

13 octobre

J’ai pris connaissance des risques de disparition prochaine de la Revue musicale suisse avec consternation. Par ce message, je désire apporter tout mon soutien à l’équipe qui permet encore la publication, et je forme des vœux pour qu’une solution soit trouvée afin de permettre la poursuite des activités.
Dans les faits, la Revue musicale suisse relie fortement les musiciens suisses avec les associations représentatives. Elle fait partie du patrimoine culturel helvétique et assure, inlassablement, une information de qualité, étayée, de manière plurilinguistique. Je souhaite qu’une solution puisse être trouvée lors de la séance du 28 novembre prochain.
Philippe Chanon (Directeur adjoint du Conservatoire de Genève), Genève

12 octobre

Alerté par un ami musicien je suis très inquiet pour le futur de cette revue qui, certes, ne fait pas dans le populisme mais est importante pour tout musicien professionnel ou non qui souhaite des informations d'excellentes sources! Il faut que cette revue perdure!
G. Bezençon (musicien, chef de chœurs), Monnaz

11 octobre

Je déplorerai fortement la disparition de la RMS. Dans notre société, il devient hélas de plus en plus difficile de conserver des voix indépendantes et des liens entre des personnes, des artistes, des enseignants et des institutions.
Que vive la RMS !
Jacques Siron (musicien, auteur d’ouvrages sur la musique), Genève

En qualité de musicien et d’organisateur, je pense, comme vous, que la Revue Musicale Suisse doit continuer d’exister: elle est de grande qualité et favorise les synergies dans un pays où se côtoient non seulement les tendances musicales mais également différentes langues.
Je confesse cependant ne pas y être abonné! En effet, comme étudiant, après avoir pu lire régulièrement votre revue dans les bibliothèques de conservatoires ou d’universités, je n’ai jamais entrepris la démarche de m’y abonner. Voilà ce que je suis désormais prêt à faire. Peut-être y a-t-il un travail de présentation à mener auprès des jeunes ou de toutes personnes intéressées. Le monde des ensembles vocaux et des brass band serait-il un vecteur à exploiter?
Certain de la valeur de la Revue Musicale Suisse, j’ai voulu vous faire part de ma situation, qui est peut-être celle d’autres musiciens du pays.
J.-David Waeber (Académie d’Orgue de Fribourg), Fribourg

10 octobre

On me dit que vous allez cesser l'édition de la Revue Musicale Suisse...
Une aberration...ou une erreur monumentale!!! ou alors j'ai mal lu peut-être. Dites-moi que vous essayez de faire un coup marketing pour vendre de nouveaux abonnements. Sinon à quoi bon tous ces efforts pour faire le lien entre tous les musiciens et compositeurs de ce pays.
Je pense que plein de gens seront prêts à vous aider à diffuser votre journal et faire connaître son contenu. Mais de vos difficultés personne n'était au courant avant ce cri d'alarme.
Je vous prie donc de bien vouloir reconsidérer votre décision et de bien vouloir nous faire savoir comment vous aider.
Pierre-André Pilet (directeur du Festival des musiques populaires de Moudon), Moudon

9 octobre

Voici une voix pour soutenir votre revue.
Karin Vuilleumier, Reverolle

8 octobre

Je trouverais extrêmement dommage que la revue musicale suisse cesse de paraître. J'y trouve régulièrement des articles de qualité, ainsi que des informations importantes concernant mon métier de musicien et d'enseignant (offres d'emploi notamment). C'est actuellement le seul média qui réunisse aussi activement les différents milieux de la musique en Suisse. La revue musicale suisse est INDISPENSABLE à mes yeux.
Carlos Baumann (directeur Compagnie Albertine), Lausanne

J’ai du mal à m’imaginer la vie des professionnels et des amateurs de la musique en Suisse sans ce lien important que constitue la publication mensuelle de la Revue Musicale Suisse.
La vie associative, la culture, la recherche et la pédagogie musicales ont besoin de la pérennité de cette publication.
J’espère qu’une solution pourra être trouvée rapidement pour permettre à la Revue Musicale Suisse de continuer à jouer son rôle fédérateur, instigateur et catalyseur.
Bien cordialement !
Thomas Bolliger (Coordinateur de l'orientation enseignement instrumental et vocal, HEMGE), Genève

C’est avec beaucoup d’inquiétude et de tristesse que je prends connaissance des difficultés actuelles de la Revue Musicale Suisse. Je trouverais extrêmement dommageable pour la communauté musicale suisse si ce média devait disparaître.
Je suis depuis 2001 rédacteur en chef de la Revue Musicale de Suisse Romande, qui a traversé également des temps difficiles, à plusieurs reprises. Après avoir discuté de manière approfondie avec mon collègue Jean-Damien Humair, je suis persuadé qu’il est possible d’adapter la RMS à l’évolution de la conjoncture. L’expérience que j’ai acquise avec la RMSR pourrait être utile à cet égard à la RMS, et je suis volontiers à votre disposition pour toute discussion.
Je souhaite bon courage à tous, et espère une issue favorable.
Vincent Arlettaz (rédacteur en chef RMSR), Fully

J'ai suivi l'actualité et suis évidemment de tout coeur avec vous!
Antonin Scherrer (musicologue), Lausanne

7 octobre

La presse musicale doit survivre pour que la bonne musique survive! Sauvez la RMS!
Jacques Mühlethaler (critique musical), Lausanne

Mon mari et moi-même soutenons chaleureusement votre activité et espérons que la RMS, dont je rôle est essentiel pour les musiciens suisses, pourra perdurer!
Karine Lavorel (soprano), Étienne Herperger (chanteur), Bienne

Par la présente je manifeste mon soutien à la Revue Musicale Suisse qui est unique en son genre, tant par la coordination des associations participantes, que par sa portée multiculturelle et plurilingue.
Je salue l'effort qui a été fait dernièrement pour que des articles paraissent dans nos 3 langues nationales, étant entendu que la région romanche s'exprime aussi dans l'une de ces langues.
Je pense que la diversité des sociétés membres peut encore être mieux développée.
Quelques suggestions:
Avez-vous pris contact avec la Revue musicale de Suisse Romande afin d'envisager une collaboration, qui pourrait être occasionnelle ou à définir?
Des organisateurs de concerts , magasins de musique, facteurs d'instruments sont-ils dans la liste de vos sponsors?
En espérant que l'assemblée de novembre pourra trouver une heureuse issue aux problèmes actuels, je vous adresse mes meilleures salutations.
Monique Buunk Droz (ex Directrice des examens SSPM), Genève

Je suis triste d’apprendre cette nouvelle d’autant plus que le renouveau de sa présentation et de son contenu a belle allure. En plus il me parait important de noter que la RMS est le bulletin d’information d’un bon nombre d’associations qui devront en cas de disparition trouver d’autres moyens de communiquer. Ne sachant pas comment elle s’autofinance je ne puis faire d’autres suggestions que de dire que les associations qui donnent les adresses pour diffusion à leurs membres devraient donner quelques centimes par no. On parle tellement de la loi sur la culture et on voit que le CF Berset est en train de saborder le résultat de l’initiative J+M, n’y-a-t-il pas de l’argent auprès de la Conf. Ici à Gve il n’y a plus d’argent. On baisse de 1% les subventions aux écoles de musique, on supprime l’annuité aux enseignants, on n’augmente pas les moyens pour accueillir + d’élèves, donc les listes d’attentes s’allongent. On ne nous donnera pas d’argent pour le fonctionnement de l’Orchestre en classe, il faut donc que nous trouvions des sponsors pour continuer si non les 135'000.- d’instruments acquis à ce jour seront mis à la cave.
Par contre les organisateurs de concerts proposent des affiches prestigieuses avec des artistes qui gagnent gros, vous avez aussi vu la création de la salle de concert du Rosey à Rolle qui se veut la nouvelle salle de concerts de l’Arc lémanique. On y fera jouer des orchestres étrangers à bon marché, etc.
Notre culture fout le camp, je suis un peu découragé, toute ma vie j’ai cherché de l’argent pour la musique : l’Association des orgues d’Hermance (80'000.- pour acheter un orgue), les concerts de St.Germain que j’ai présidé pendant 10 ans, les camps Musijeunes qui existent depuis 22 ans, l’école de musique Accademia d’Archi depuis 16 ans. Je tente de faire vivre l’orchestre de chambre DA CAPO à Nyon, etc.
J’ai deux enfants musiciens pros qui ne sont profs qu’à temps partiel au CMG et qui ne la mènent pas large.
La Revue musicale doit SUBSISTER.
André Rochat (Musijeunes, Accademia d’Archi), Genève

6 octobre

Par ce petit mot j'aimerais dire combien je soutiens l'idée que ce journal ne doit pas disparaître!
C'est un outil d'information sur la diversité de notre culture musicale, qu'il est indispensable de maintenir à flot.
Nos associations forment ici un tout, malgré leurs orientations diverses, et cette revue touche le plus grand nombre de musiciens possibles dans ce pays.
Enfin, n'est-ce pas au coeur du message culturel délivré il y a peu par l'Office Fédéral de la Culture, que de favoriser les échanges entres régions linguistiques? Ce journal répond à cette demande, et a devancé depuis longtemps ces préoccupations nationales...
On ne peut que souhaiter que vous retrouviez vite le moyen de le sauver.
A défaut, vous résoudre à son abandon pur et simple, serait un naufrage, un acte grave, lourd de sens et très alarmant sur l'état de notre culture. Une catastrophe qui affecterait tout le paysage musical de Suisse, en touchant de plein fouet les associations qui en sont l'âme.
J'en ai la conviction.
William Blank (compositeur, chef d’orchestre, président ASM-STV), Lausanne

Comme journaliste, j’apporte volontiers mon soutien personnel à la Revue Musicale Suisse. Peut-être devriez-vous songer à en améliorer la distribution auprès des institutions culturelles et universitaires?
Nadine Richon (journaliste), Lausanne

Par la présente, j'apporte mon soutien au maintien de la version imprimée de la Revue Musicale Suisse.
Lors de la fusion qui mena à la création de la revue, il y a une douzaine d’années, il fut affirmé haut et fort qu’il s’agissait d’assurer la pérennité de la publication. Un retour en arrière serait une démission collective, au mépris des lecteurs et des membres des associations partenaires.
Plusieurs d’entre elles prévoient d’ailleurs dans leurs statuts la publication obligatoire d’un organe officiel imprimé. On ne saurait faire fi de ses dispositions. Les membres de ces associations attendent légitimement de la part de leur comité respectif un engagement vigoureux dans cette épreuve de survie.
En vous assurant de mon soutien inconditionnel, je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, mes meilleurs messages et mes remerciements pour le travail accompli jusqu’à aujourd’hui.
Bernard Schenkel, musicien et éditeur, Munich – Nyon

La Revue musicale est unique. Elle n'est pas un énième magazine creux qui se contente de lister les tournées de têtes d'affiches. Les articles de fond et ultra spécialisés sont nécessaires. Traitée ainsi, la musique n'est pas qu'un domaine à reléguer dans la case «divertissement». J'aimerais que cette publication survive.
Nadine Mayoraz (musicienne et critique musicale), Lausanne

Je suis préoccupé de l’incertitude qui pèse sur l’avenir de la Revue Musicale Suisse, car je suis convaincu que cette revue a un rôle important à jouer dans le monde musical de notre pays. Elle me permet d’accéder à des informations utiles, d’en communiquer lorsque des postes sont mis au concours, de me faire une idée de l’actualité musicale dans les différentes régions linguistiques de Suisse. Je ne pense pas qu’une version en ligne saura remplacer avantageusement l’édition actuelle sur papier.
Georges Starobinski (directeur de la Haute école de musique de la FHNW), Bâle

Je crois en la nécessité de la revue musicale suisse, car il existe fort peu de presse en suisse qui soit au service des musiciens et de leurs associations. Donc il est déjà difficile de s'exprimer en musique dans ce pays d'autant plus par une presse spécialisée. Merci de continuer ce travail au service de la musique en Suisse.
Jean-Michel Pelet (musicologue), Fribourg

La RMS est une publication importante qui fait partie intégrante du paysage musical suisse. Sa disparition serait une perte considérable.
Par ce message je tiens à la soutenir au nom du RISM Suisse.
Laurent Pugin, Co-Director Swiss RISM Office, Bern

Je voudrais, en tant que directeur du Conservatoire de musique neuchâtelois, vous faire part de tout mon soutien pour votre travail.
Il est évident que votre journal est essentiel pour renforcer les réseaux de musiciens suisses et des écoles de musique ainsi que des associations.
Ce serait très regrettable que ce lien fondamental se perde. Nous devons trouver des solutions ensemble, et je me tiens volontiers à votre disposition au besoin.
Je vous souhaite donc beaucoup de sagesse et de courage pour votre séance du 28 novembre prochain.
Sylvain Jaccard, Directeur du Conservatoire de musique neuchâtelois ; La Chaux-de-Fonds


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En Suisse, les premières revues musicales apparaissent au 19e siècle. Elles sont généralement liées à la vie des chorales, et ce longtemps encore durant le siècle suivant. Plusieurs d'entre elles se sont séparées ensuite en plusieurs périodiques, mais en 1998, six associations musicales dotées chacune d'un organe officiel se sont réunies pour fonder la Revue Musicale Suisse. Aujourd'hui, la Revue regroupe 14 associations et organisations musicales.

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