Applications musicales pour appareils numériques 
Le smartphone, un instrument de poche

Le smartphone, un instrument de poche

Matthias Krebs; Résumé : Jean-Damien Humair, 04.01.2013

Aujourd’hui, les smartphones sont des ordinateurs. Leur puissance de calcul est suffisante pour des applications réellement musicales et leur écran tactile permet une vraie interaction avec l’utilisateur.

Il y a longtemps que des compositeurs s’intéressent aux téléphones portables pour faire de la musique. Golan Levin a créé Dialtones : A Telesymphony en 2001 déjà, mais les possibilités techniques étaient alors limitées aux sonneries basiques des appareils de l’époque. Aujourd’hui, les smartphones sont des ordinateurs. Leur puissance de calcul est suffisante pour des applications réellement musicales et leur écran tactile permet une vraie interaction avec l’utilisateur.
Il existe aujourd’hui 12 000 applications de musique pour Apple iOS (iPhone et iPad), et environ 400 pour les autres systèmes (Android et Windows 8). Apple est en avance dans
ce domaine car ses appareils sont les seuls capables de générer un son sans délai. Hormis
quelques fabricants d’instruments qui se sont lancés dans la programmation d’applications
pour smartphones (Korg, Yamaha), la majorité des développeurs de ce genre d’outils sont
des amateurs.
GarageBand est probablement l’application musicale la plus complète pour iPad. Elle
permet d’imiter plusieurs instruments existants : claviers, guitares, batterie. Mais aucune
de ces imitations n’est aussi versatile que les instruments originaux. Dès lors, le plus intéressant est d’inventer des applications qui mettent à profit les caractéristiques des smartphones et tablettes, pour créer une musique irréalisable sur d’autres instruments.
On peut pour cela profiter des différents senseurs installés dans ces appareils : la caméra
permet de jouer d’un instrument virtuel (comme le fait l’app Air Guitar) ; les détecteurs de mouvement peuvent déclencher des sons, souvent de batterie (Samplodica) ; le gyroscope
peut modifier des paramètres sonores en fonction de la position de l’appareil (GyroSynth) ; le micro peut fonctionner comme un détecteur de souffle et imiter la trompette ou le
saxophone (Wivi Band) ; la boussole peut être utilisée pour piloter les sons en fonction de
leur orientation spatiale (Sound Wand).
En combinant plusieurs de ces détecteurs, on peut imaginer des applications réellement
nouvelles et de plus en plus musicales, également accessibles à de non musiciens.

Article intégral en allemand : www.musikzeitung.ch/de/service
Illustration : App Rockmate (Screenshot)


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